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  • jasminlafortune

Jour 18 et 19

Mon séjour avance et mes journées sont calmes et remplies de bonheur. Je passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux à répondre aux gens. Tous les jours j'ai un rendez-vous quelconque. Des podcasts, des entrevues radiophoniques, j'ai toujours quelqu'un à qui jaser de mon périple. Au travers, les gens me publie des choses liées à la culture autochtone. Entre autre, j'ai une amie qui m'envoie cette chanson.

J'ai aussi mon frère André-Luc qui a fait une belle publication qui faisait suite à la discussion politique que nous avions eu au souper familiale. Je suis tellement aligné avec cette idée que je te partage sa publication ici :


J’AI UN NOUVEAU RÊVE

Je suis monté à Manawan avec mon frère et j’ai été vraiment très impressionné de l’accueil qui a été réservé à Jasmin qui était un parfait inconnu pour l’ensemble des habitants de Manawan pas plus tard qu’il y a trois semaines.


Il y a évidement le triste évènement que l’on connaît tous qui a fait en sorte d’influencer l’importance portée à la marche de Jasmin, mais je suis pertinemment convaincu qu’il aurait eu droit à un accueil et à un support d’exception même quelques semaines auparavant. Faut-il le rappeler, Jasmin avait l’idée de marcher vers Manawan avant le décès de Joyce.


J’ai passé 24 heures chez les Atikamekws. J’ai appris plein de chose. Ce sont des personnes très fières. Elles sont très fières entre autres de leur médecine ancestrale et aussi de leur langue. Ils nous ont parlé de leur histoire entre nations autochtones d’Amérique du Nord avant l’arrivée des colons, des guerres et des alliances qu’il y a eu.


J’ai demandé : « Qu’est-ce qu’on pourrait faire politiquement pour régler les défis interminables que connaissent les Premières Nations? » On m’a répondu : « C’est très simple. Nous reconnaitre. » Mon cerveau d’ingénieur n’était pas très satisfait de cette réponse si peu détaillée. J’ai creusé un peu et j’ai appris entre autres que dans les réserves, les Premières Nations ne sont pas souveraines. Comme nous le savons, le gouvernement envoie de l’argent aux Premières Nations. Cependant, il envoie aussi une liste détaillée de quoi faire avec l’argent. C’est un peu comme si votre patron, en vous donnant votre paye, vous disait quoi faire avec. Ou plutôt comme si, en vous expropriant pour un projet quelconque, on vous disait que vous alliez recevoir 250 000$ pour acheter obligatoirement la maison là-bas. Vous n’auriez pas le droit d’en acheter une autre…


La façon dont sont traitées les Premières Nations au Québec et au Canada est désolante. Les Premières Nations souffrent de plusieurs maux graves (le taux de suicide, l’alcoolisme, la disparition des femmes et des enfants, les taux de personne sans emploi, etc.) qui sont directement ou indirectement liés à notre façon de les traiter depuis plus d’un siècle.


C’est un rude constat d’échec et malheureusement, on en entend très très peu parler aux moments des élections fédérales ou provinciales. C’est de notre faute, nous les électeurs, si les politiciens n’en parlent pas. Si c’était quelque chose qui avait de l’importance pour nous, les politiciens le sauraient et agiraient en conséquence.


J’ai un nouveau rêve, un projet de société pour les Québécois d’origine allochtone et autochtone. Je rêve de grandes régions pour les Premières Nations qui pourraient remplacer ce qu’on appelle « les terres de la couronne ». Des endroits où certaines décisions serait prisent par les Premières Nations pour le bien-être de leur territoire. Des endroits qui auraient leurs propres comtés électoraux pour avoir des sièges à Québec et pour qu’une fois pour toute, on puisse travailler ensemble, en équipe avec ces gens qui étaient ici bien avant nous.


Pour les Atikamekws, ce serait une grande région qui inclurait les trois cités Atikamekws actuelles Obedjiwan, Wemotaci et Manawan. Un endroit où les Atikamekws seraient maîtres chez eux. Parce que nous, les Québécois allochtones, nous savons mieux que quiconque l’importance d’être maîtres chez nous!


Je pense que, de la même façon que nous avons été impressionnés de l’accueil offert à Jasmin, nous pourrions tous être impressionnés par la façon dont les Premières Nations gèreraient leurs territoires de façon durable.


D’ici à ce qu’un projet comme celui-là se concrétise, à tous les curieux, la meilleure façon de reconnaître nos frères et sœurs des Premières Nations, c’est d’aller les visiter. Contactez Tourisme Manawan ou d’autres organismes semblables et osez aller rencontrer ces personnes riches de coeur. http://www.voyageamerindiens.com/


Aussi, j'ai pas de photo pour le montrer, mais le jour de l'Halloween, j'ai vu un amérindien déguisé en cowboy. J'ai trouvé ça excellent!

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